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A.D.P.S.G. Association pour la Défense et la Protection des Vallées Pyrénéennes de Saux et de La Gela
mercredi juin 28th 2017
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A Cauterets aussi on s’interroge sur la politique du « tout ski »

« Un randonneur qui emprunte un chemin ne prend pas de forfait journée, mais il loge sur place, consomme sur place, et il se trouve tellement bien, que l’année suivante il revient avec quelques amis, et quelquefois même il s’y installe plus définitivement. »

Cette réflexion lue sur la « Tribune d’expression de  », on peut l’entendre également dans les rangs de notre association qui veut protéger la vallée de la Gela. A savoir : n’y-a-t-il pas d’alternative à la politique du tout ski que veulent nous imposer à tout prix les développeurs ?
A une époque où la neige et l’eau se font rares, ne faut-il pas plutôt réorienter les activités vers plus de tourisme vert qui génère, certes de façon plus diffuse mais plus durable, lui aussi de l’emploi ?

L’objectif du projet auquel il est fait référence ici est de relier le village de Cauterets au par le biais d’une télécabine sur un versant naturel sans neige régulière et sans eau.
Depuis ce plateau, un télésiège mènerait au col du Lisey par lequel la jonction avec serait faite.

On souhaite à la « Tribune d’expression de Cauterets » et à « l’Echo Citoyen de Luz » de pouvoir ouvrir le débat.

Lire le billet « Cauterets tout pour le ski« 

Voir aussi l’Echo Citoyen de Luz et son billet « Réflexion et interrogations sur la liaison téléportée Luz – Luz-Ardiden »

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6 Réponses de “A Cauterets aussi on s’interroge sur la politique du « tout ski »”

  1. Desman dit :

    Ce problème des lits froids est assez symptomatique pour comprendre à qui profite vraiment le crime. Un terrain constructible bien placé près d’une station de ski? Hop un promoteur l’achète pour y construire un immeuble avec des appartements. Appartements qui seront occupés 1 ou 2 semaines par an par leur propriétaire. Ceux-ci vendus à un bon prix hop on met l’argent dans la poche et c’est plus mon problème… C’est celui de la commune, qui a investi dans des infrastructures lourdes (remontées mécaniques, accés à la station, etc) et à qui ces résidences secondaires ne vont rien rapporter in fine.

  2. admin dit :

    Une mobilisation contre la liaison Luz-Cauterets
    La Dépêche du Midi – 09/08/2011
    « Les fondateurs de l’association estiment que le montage technique et surtout le montage financier sont complètement irréalistes »
    http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/09/1143339-une-mobilisation-contre-la-liaison-luz-cauterets.html#xtor=RSS-6

  3. admin dit :

    Les opposants au projet de liaison Cauterets-Luz avec ses aménagements du plateau du Lisey et la création de pistes sur le secteur de Riou et du Lisey projettent de créer une association :
    http://tcauterets.wordpress.com/2011/07/24/creation-dassociation/
    Une réunion fondatrice aura lieu le mercredi 27 juillet à 20h45 à la Mairie de Cauterets
    Bonne chance à eux !

  4. Magne dit :

    Voilà quelques jours que je parcours l’ouvrage en question….beaucoup d’éléments qui permettent de comprendre les rouages de la politique foncière et immobilière en station de ski.
    Déséquilibre des structures d’hébergement entre les « lits froids » et les « lits chauds », conséquences sur les réseaux d’infrastructures, sur la dégradation de l’environnement, désengagement de l’Etat au travers de ses services d’équipement, conséquences d’un système concurrence/ spéculation ultra-libéral favorisant systématiquement le court terme plutôt que le long terme, l’accession plutôt que la location, la fuite en avant du neuf plutôt que la réhabilitation de l’exitant,communes ne possédant pas de portefeuille foncier, livrées aux groupes de pression ( promoteurs, propriétaires fonciers, professionnels du bâtiment…) parfois présents dans les conseils municipaux …trop d’informations sont à transmettre dans le cadre de ce blog contenues dans ce livre collectif sous la direction de Mr Philippe Bourdeau, professeur à l’Institut de géographie alpine de Grenoble .
    Voici quelques lignes extraites de la conclusion du chapitre 11  » mais qu’arrive-t-il à nos territoires de montagne  » cartes postales  » « .
    Le client, qui fait vivre le site touristique, a été largement intérrogé depuis dix ans.Sa réponse est toujours la mème:  » nous voulons un paysage en rupture avec le quotidien de la ville, sans urbanisme débridé.Nous venons chez vous pour vos paysages ». Si, dans ces conditions, les territoires perdent de leur attractivité paysagère du fait d’une urbanisation non maîtrisée, les premières « friches touristiques » sont pour demain. »( note de Magne: on pourra toujours y faire des corridors économiques au profit du commerce international…).
     » La logique constructiviste est encore trop sonvent poussée jusqu’à son point de rupture, avant d’être remise en question…..li faut vivre du tourisme et ne plus vivre de l’immobilier… » Puissent les énarques, et autres diplomés en gestion -management s’inspirer de ces lignes ….

  5. Magne dit :

    Lire aussi à ce propos un article intéréssant de la revue Montagnes-Magazine no 336 decembre 2008 au titre évocateur;  » Immobilier de montagne, pendant la crise, les affaires continuent « .Le contenu de la page d’introduction déjà interpelle : « le modèle français des sports d’hiver s’est singularisé par la création de stations dans des espaces entièrement vierges et des constructions destinées pour l’essentiel aux résidences secondaires.Résultat: les Alpes françaises comptent deux fois plus de lits que les Alpes autrichiennes, pour un chiffre d’affaires global des sports d’hiver bien plus faible ( 6 milliards d’euros contre près de 10 milliards) ». Il manquerait une étude comparative concernant l’origine sociale des skieurs en Autriche ( tourisme de masse ou tourisme de  » prestige » pour les plus fortunés ) ??. D’autre part s’il est toujours bon de regarder ailleurs ce qui se passe, ne faut il pas oublier que les Pyrénées, ce ne sont ni les Alpes, ni l’Autriche, et qu’il est impératif de définir et de fait, de prendre conscience des spécificités et des originalités pyrénéennes…..Pour revenir à cet article, un ouvrage collectif est cité  » Sports d’hiver en mutation: crise ou révolution géoculturelle ?  » aux éditions Lavoisier, on y étudie en particulier le phénomène des  » lits froids  » occupés uniquement par leurs propriétaires ou leurs amis…. je vais de ce pas essayer de le trouver…..

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