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UTN Bielsa-Piau Engaly : c’est du vent !

«  65 » a émis ce communiqué qui a été diffusé le 10 mars 2011 dans les colonnes de La Dépêche du Midi et de la Nouvelle République des Pyrénées.

Tarbes le  26 février 2011
Communiqué

Bielsa-Piau Engaly : c’est du vent !

Par courrier du 18 novembre 2010 au maire d’Aragnouet, le gouvernement d’Aragon dément formellement être engagé financièrement dans le projet d’aménagement touristique lourd de ce remarquable secteur de la haute vallée d’Aure.

Et pourtant, depuis cette date, les responsables politiques locaux ne manquent pas de rappeler le soutien total des autorités aragonaises au projet. Telle la déclaration de , maire d’Aragnouet, le 20 janvier dernier, qui affirmait « Ce projet, initié et demandé par le gouvernement d’Aragon avec le soutien des préfets et des ministères espagnols serait géré par le bras armé du gouvernement d’Aragon, la société Aramon ».  Il ajoutait : « Le gouvernement d’Aragon s’est engagé à le réaliser et à le financer à niveau de  53 millions d’euros. »

Nous dénonçons cette énorme falsification. Nous sommes devant une demande de réalisation de grands travaux dont le résultat certain sera d’abord  la défiguration des vallées de Saux et de la Géla, ce beau cadre de montagnes avec ses amples pâturages et maintenant rendez-vous bien connu des randonneurs attirés par ce lieu cher aux pyrénéens et aux pyrénéistes.

Mais nous sommes surtout devant un mensonge révoltant visant à entrainer la population locale dans un projet entièrement bâti sur du vent !
L’absence de tout engagement financier, direct ou indirect, du gouvernement d’Aragon et de la société ARAMON, était pourtant bien connue de la commune d’Aragnouet avant même le dépôt du dossier UTN en préfecture par son maire. Et donc bien connu de celui-ci lorsqu’il formule son argumentation truquée.

Ne nous y trompons pas, si ce projet était autorisé par le Préfet de Région, malgré son absurdité économique et sociale et la présentation d’un montage financier improbable, il apparaît déjà que sa réalisation entrainerait forcément des coûts d’amortissement pour des investissements complémentaires qui seraient nécessaires et la prise en charge des déficits d’exploitation prévisibles ; coûts qui retomberaient inévitablement sur les collectivités locales.
Sans compter le risque d’une fuite en avant dans une promotion immobilière à la sortie du tunnel avec toutes ses conséquences sur l’économie des stations existantes de la vallée.

D’ores et déjà, compte tenu des affabulations que nous relevons sur les données financières du projet, on peut douter de son caractère juridique irréprochable.

La population locale le conteste aussi, sa forte participation à la manifestation du 26 février le démontre (questionnons les professionnels du tourisme, les commerçants,…sur ce qu’ils pensent du pôle commercial espagnol qui serait installé à la bouche nord du tunnel ?).

Mais, -65 rappelle également qu’avec des grands travaux et des équipements envahissant la montagne, le projet transfrontalier aurait un impact physique majeur tant écologique qu’esthétique et culturel au cœur d’une zone concernée par trois sites Natura 2000, quatre Zones Naturelles d’Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIZFF), le Parc National des Pyrénées, la Réserve Naturelle du Néouvielle, des sites classés loi 1930, le patrimoine mondial « Pyrénées – Mont Perdu »,… pour ne mentionner que le versant nord.

Ce projet catastrophique est voué à l’échec parce qu’il ignore la qualité des sites menacés d’un aménagement ravageur, parce que son économie globale repose sur le mensonge, néglige le cadre concurrentiel et le service du client skieur,…

Il doit être immédiatement abandonné !

Pour FNE-65
Michel Geoffre

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