Depuis l’origine, les autorités aragonaises et la presse de la communauté autonome ne font jamais état de l’opposition manifestée contre le projet de création de station de ski entre le tunnel de Bielsa et Piau-Engaly.
Qu’ils soient de majorité PSOE (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol) ou PP (Parti Populaire), les élus aragonais semblaient prendre en compte uniquement l’opinion des politiques français.
Peut-être n’étaient-ils pas au courant de l’opposition de la population à ce projet « contre nature » …
Notre association a donc voulu les informer directement en adressant, le 28 février 2012, une lettre à Madame Luisa Fernanda Rudi, présidente de la communauté autonome d’Aragon.
Notre missive lui a fait part de la pétition signée par près de 15 000 personnes (y compris par plus de 200 de ses compatriotes) et lui rappelle l’impact que ne manquera pas d’avoir ce projet sur l’environnement.
Elle lui rappelle la proximité immédiate du Parc National des Pyrénées, de zones Natura 2000 (y compris celles gérées par l’Espagne), de l’espace Patrimoine Mondial de l’Humanité « Pyrénées – Mont Perdu ».
Elle attire son attention sur les problèmes hydrologiques qui seront posés pour les captages nécessaires à la fabrication de la neige artificielle.
Contrairement aux déclarations parues dans la presse aragonaise, notre courrier précise que les instances administratives françaises n’ont pas donné accord sur ce projet mais que celui-ci s’inscrit dans une procédure d’Unité Touristique Nouvelle, laquelle impose des étapes de consultation et de décision des autorités de notre pays.
A la demande de l’initiateur du projet, la mairie d’Aragnouet, le dossier n’a pas été présenté à la commission spécialisée du Comité de Massif des Pyrénées, comme il aurait du l’être.
Nous nous interrogeons donc sur sa viabilité et sur les réelles intentions des protagonistes à son égard.
En conséquence de quoi, nous avons demandé à Madame la présidente de l’Aragon, de bien vouloir nous faire part de la position de son gouvernement à ce sujet.
Nous vous ferons part de sa réponse, le cas échéant.











